Coup de grâce à Amsterdam : 17 millions d'appareils libérés, le géant des proxys "Asocks" démantelé!!
Salut à tous les amoureux de l'high-tech,
La chasse mondiale aux réseaux de zombies s'accélère. Quelques jours à peine après l'arrestation au Canada du créateur du botnet KimWolf, les autorités néerlandaises ont annoncé le jeudi 28 mai 2026 le démantèlement d’une infrastructure cybercriminelle d'une ampleur colossale : 17 millions d'appareils infectés à travers le monde (ordinateurs, tablettes, smartphones) viennent d'être arrachés aux mains des pirates.
Menée d'une main de maître à Amsterdam par la police nationale néerlandaise et le Centre national de cybersécurité (NCSC), cette opération coup de poing a mis hors ligne plus de 200 serveurs qui servaient de colonne vertébrale à un acteur hyper populaire du Dark Web : le fournisseur de proxys résidentiels Asocks.
Fiche technique du démantèlement Asocks
L'infrastructure : Plus de 200 serveurs hébergés chez un prestataire local aux Pays-Bas.
Le réseau zombie : 17 millions d'appareils infectés (générant un flux constant de 7 millions d'IP résidentielles uniques dans 150 pays).
Le modèle économique : Proxy-as-a-Service (abonnements grand public entre 5 et 15 $ / mois).
Le portefeuille client : Plus de 100 000 cybercriminels actifs.
Statut actuel : Plateforme totalement hors ligne et serveurs saisis.
L'envers du décor : Quand le "service commercial" cache un malware
Pour le grand public ou les clients peu regardants, Asocks se présentait comme un « service proxy universel » tout à fait classique, idéal pour le scraping de données ou le contournement de restrictions géographiques. Mais l'enquête, déclenchée par l'alerte d'un chercheur en sécurité indépendant, a révélé la face sombre du business.
Pour alimenter son catalogue de millions d'adresses IP dites "propres" (car appartenant à de vrais particuliers et non à des datacenters), Asocks n'achetait pas de la bande passante : il la volait. La plateforme s'appuyait en réalité sur un malware discret qui infectait les appareils d'utilisateurs lambda à leur insu, transformant leurs connexions domestiques en relais pour des cyberattaques, du phishing, ou des campagnes de serveurs de commande (C2).
[Abonné Asocks] ──► [Serveurs C2 saisis (Amsterdam)] ──► [Appareil infecté (Particulier)] ──► [Cible de la Cyberattaque]
Dès la notification des forces de l'ordre, l'hébergeur néerlandais a coupé le courant. Les administrateurs d'Asocks, coupés de leurs 200 serveurs, ont disparu des radars sans répondre aux sollicitations des médias spécialisés.
La guerre totale contre les botnets en 2026
Le printemps 2026 restera comme un tournant historique dans la lutte contre le cybercrime organisé. Le démantèlement d'Asocks n'est pas un événement isolé, il s'inscrit dans une offensive coordonnée sans précédent entre les États et les géants de la Tech :
La chute de Glassworm : Neutralisé début mai par une coalition réunissant CrowdStrike, Google et la Shadowserver Foundation.
L'alliance anti-DDoS : L'effondrement simultané en mars dernier des quatre géants Aisuru, JackSkid, Mossad et du redoutable KimWolf (qui avait culminé à un record d'attaque de 30 Tbps).
Le volet judiciaire : L'extradition en cours de Jacob Butler (Dort), le cerveau de KimWolf arrêté à Ottawa par le FBI et la police canadienne.
Comment ne pas finir dans le prochain botnet ?
Les routeurs Wi-Fi, les box Android TV low-cost et les objets connectés (IoT) restent le carburant principal de ces réseaux d'infection de masse. Pour éviter que votre propre connexion internet ne serve à financer le prochain service de proxy criminel, le NCSC néerlandais rappelle trois règles d'or d'hygiène numérique :
Bannissez les identifiants par défaut : Changez immédiatement le mot de passe
admin/adminde votre routeur ou de vos caméras IP.Fermez les portes inutiles : Désactivez l'interface d'administration à distance (Remote Management) de vos équipements si vous ne l'utilisez pas.
Gérez l'obsolescence : Un appareil connecté qui ne reçoit plus de mises à jour de sécurité de la part de son constructeur est une faille humaine permanente. S'il est obsolète, isolez-le du réseau ou remplacez-le.
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