Salut à tous,
C’est le retour à la réalité le plus brutal de la semaine dans le monde du bio-hacking et de la longévité. Si vous suivez de près ou de loin l'actualité de la tech et des thérapies expérimentales, le nom de Bryan Johnson vous dit forcément quelque chose. Ce millionnaire américain de 48 ans a transformé son corps en laboratoire vivant à coups de millions de dollars pour inverser son horloge biologique. Mais cette fois, c’est son propre organisme qui vient de lui imposer une limite inattendue.
L'entrepreneur américain a révélé sur ses réseaux sociaux être atteint d’une Gastrite Auto-Immune (GAI). Il s'agit d'une pathologie incurable où le système immunitaire se dérègle et attaque directement les cellules saines de la muqueuse gastrique. Comme il l'a lui-même résumé avec une franchise rare : « Mon estomac se ronge lui-même ».
À plus long terme, cette maladie favorise l’apparition d’une anémie et renforce significativement le risque de développer un cancer de l’estomac.
Le corps a ses limites, même à 2 millions de dollars par an
Pour rappel, Bryan Johnson ne fait pas les choses à moitié. Pour atteindre son objectif de vivre jusqu'à 200 ans (voire plus), il dépense environ 2 millions de dollars par an et s'est entouré d’une armée de trente médecins. Son quotidien ressemble à un protocole de science-fiction : régime millimétré, injections de plasma, ondes de choc et pas moins de 111 cachets à avaler chaque jour.
Pourtant, ce diagnostic n'est pas le premier signal d'alarme de son système immunitaire. À l'âge de 21 ans, on lui avait déjà diagnostiqué une hypothyroïdie auto-immune, une maladie touchant la thyroïde avec laquelle il cohabite depuis 27 ans. Le bio-hacker a d'ailleurs regretté publiquement de n’avoir jamais fait le lien entre ses différents symptômes récents (douleurs abdominales, perte d’appétit, nausées ou carence en fer) et ses antécédents médicaux.
Transformer son calvaire en projet de recherche Open Source
Là où n'importe qui accuserait le coup, Bryan Johnson reste fidèle à sa philosophie ultra-optimiste et affirme paradoxalement que ce diagnostic « l’enthousiasme ». Pour lui, plus tôt la maladie est identifiée par les données, plus tôt elle peut être combattue.
Refusant de se laisser abattre par le fait qu'il n'existe actuellement aucun traitement curatif pour la GAI, il a décidé d'appliquer sa méthode obsessionnelle pour tenter de la soigner :
Analyses et biopsies : Il a déjà réalisé d'importants prélèvements sanguins et prévoit des biopsies répétées pour analyser ses cellules immunitaires en profondeur.
Thérapies expérimentales : Son objectif est de développer des anticorps spécifiques capables de neutraliser les cellules responsables de l'attaque de son estomac.
Partage total : Celui qui affirme « faire don de son corps à la science » a promis de partager l'intégralité de ses données et de ses protocoles en temps réel avec ses millions d'abonnés, dans l'espoir de mettre au point une thérapie applicable aux millions d'autres personnes touchées dans le monde.
Conclusion:
C'est l'illustration parfaite du choc entre l'idéologie transhumaniste de la Silicon Valley et la complexité de la biologie humaine. On peut optimiser son infrastructure, monitorer chaque variable et patcher son code génétique à coups de millions, le vivant garde toujours une part d'imprévisibilité et de bugs matériels profonds. Reste à voir si sa méthode basée sur l'analyse de données de masse permettra de forcer le destin contre une maladie incurable.
Qu’avez-vous pensé de cette annonce ? Pensez-vous que l'approche scientifique et ultra-méthodique de Bryan Johnson peut réellement déboucher sur un traitement révolutionnaire pour les maladies auto-immunes, ou est-ce un rappel à l'ordre évident de la nature ? L'autre question que l'on se pose est de savoir si cela n'est pas un coup de com' pour booster la visibilité sur son projet. On se retrouve comme d'habitude dans l'espace commentaires !
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