C'est un séisme dans l'industrie du jeu vidéo : Sony a confirmé la fin de la production de disques physiques pour les nouveaux jeux PlayStation à partir de janvier 2028. À partir de cette date, les jeux seront distribués exclusivement au format numérique ou sous forme de boîtiers contenant un simple code de téléchargement.
Cette décision provoque une vague de contestation d'une ampleur inédite, avec un appel à un boycott mondial et des démarches auprès des pouvoirs publics.
L'opération #PSBlackout : Une « grève des manettes » de 7 jours
Soutenu par le collectif de préservation Does It Play, le mouvement de protestation invite les joueurs du monde entier à une semaine de déconnexion totale du 23 au 30 août 2026.
Les consignes données pour marquer les esprits auprès des actionnaires de Sony :
Zéro connexion au PlayStation Network (PSN) durant toute la semaine.
Aucune session de jeu sur console PlayStation connectée.
Aucune transaction sur le PlayStation Store (achats de jeux, microtransactions ou abonnements PS Plus).
Au-delà de la disparition du support physique, les protestataires dénoncent également la fermeture récente de studios (Bluepoint), l'abandon relatif du PS VR2 et la gestion de la propriété intellectuelle (licences cultes en jachère).
Mobilisation en France : La propriété numérique en question
En France, la riposte prend une tournure juridique et politique. Une pétition adressée à la ministre déléguée chargée de l'IA et du Numérique, Clara Chappaz, exige :
L'ouverture d'une concertation entre éditeurs, distributeurs et associations de consommateurs.
Une protection du marché de l'occasion, essentiel pour l'économie d'enseignes physiques (Micromania, Cash Converters, etc.).
Un renforcement des droits sur les achats dématérialisés, face à la réalité des "licences d'accès révocables" (illustrée par le retrait récent de centaines de contenus vidéo des bibliothèques d'utilisateurs PSN).
⚠️ L'œil du spécialiste : Si le marché français conserve une forte résistance pour les boîtes de jeux, le passage au 100 % dématérialisé verrouille définitivement l'écosystème au profit du constructeur. Sans marché de l'occasion ni concurrence des revendeurs physiques, Sony obtient le monopole absolu sur la fixation des prix de son catalogue.
Conclusion :
Ce bras de fer dépasse le cadre du simple rétrogaming. C'est un cas d'école sur la dématérialisation des actifs et la souveraineté des consommateurs. Quand un produit physique devient une simple licence révocable hébergée sur un serveur tiers, le consommateur perd tout contrôle sur la conservation à long terme de ce qu'il a acheté.
Allez-vous suivre le boycott #PSBlackout en août, ou êtes-vous déjà adepte du tout-numérique sur vos consoles ? On en débat dans les commentaires!!
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