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dimanche 21 juin 2026

Critique de série #1 - Spider-Noir sur Prime Video : Un polar poisseux au parfum de vieux papier journal!!

Salut à tous les cinéphiles, lecteurs de comics et amoureux d'ambiances rétro-futuristes,

Le tisseur troque ses collants rouges et bleus pour un trench-coat et un chapeau de feutre. Sortie il y a quelques semaines sur Prime Video, la série Spider-Noir était attendue au tournant. Portée par un Nicolas Cage qui trouve enfin un rôle à la mesure de son amour pour les comics, cette adaptation live-action nous plonge dans le New York étouffant et corrompu des années 1930.

Après avoir dévoré la saison, il est temps de poser notre verdict sur cette relecture résolument "hard-boiled".

Fiche Technique

  • Titre original : Spider-Noir

  • Créateurs : Oren Uziel et Steve Lightfoot

  • Réalisation (pilote) : Harry Bradbeer

  • Production : Sony Pictures Television, Amazon MGM Studios, Marvel Television

  • Plateforme de diffusion : Prime Video

  • Date de sortie en France : Fin mai 2026

  • Genre : Polar, Film Noir, Super-héros

  • Format : 8 épisodes (Saison 1)

  • Options de visionnage : Version couleur d'époque / Version Noir & Blanc authentique

L'expérience visuelle : Le coup de génie du "Vrai Noir & Blanc"

L'une des plus grandes forces de la série réside dans sa direction artistique, et plus particulièrement dans le choix technique laissé au spectateur : la possibilité de switcher entre une version colorisée d'époque et un Noir & Blanc authentique.

Pour notre part, l'expérience s'est faite à l'ancienne, en monochrome, et le résultat est sans appel : c'est somptueux. Le travail sur les ombres chinoises, les faisceaux de lumière à travers les stores vénitiens et la brume des ruelles new-yorkaises gagne une profondeur folle. Ce choix esthétique valide immédiatement la note d'intention de la série : nous ne sommes pas dans un énième film de super-héros, mais dans un véritable film noir.

Un casting cinq étoiles pour un polar à l'ancienne

Côté casting, c'est un sans-faute qui dépasse la simple performance de sa tête d'affiche. Si Nicolas Cage est impérial en Ben Reilly — fatigué, cynique et hanté par son passé —, le reste de la distribution insuffle une incroyable texture à ce New York de la Grande Dépression.

L'aspect détective privé est particulièrement bien soigné. La série prend le temps de poser ses enquêtes, de faire parler les indices et de nous balader dans les coulisses politiques d'un New York en pleine déliquescence.

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│               LES DEUX PILIERS DE LA SÉRIE             │
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│   │  L'ASPECT ENQUÊTE  │      │  L'ASPECT ACTION   │   │
│   │ (Polar Hard-Boiled)│      │  (Chorégraphies)   │   │
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│           ┌────────────────────────────────┐           │
│           │       UN SPIDER-MAN BRUT       │           │
│           │      ET MOINS "SUPER-HÉROS"    │           │
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Et quand la diplomatie échoue, l'action prend le relais et elle est franchement réussie. Les combats sont plus lourds, mais plus brutaux et plus terrestres que dans les productions habituelles. On sent la Gravity, les coups font mal, et l'utilisation de la toile se fait de manière beaucoup plus viscérale.

Zoom sur la distribution (Les Acteurs)

L'équilibre de la série repose sur une galerie de personnages secondaires extrêmement solides, typiques des grands récits policiers :

  • Nicolas Cage (Ben Reilly / Spider-Noir) : Habité par le rôle, il livre une prestation vocale et physique mémorable, parfaite incarnation du détective brisé et désabusé.

  • Amanda Schull (Janet) : Elle crève l'écran dans le rôle de Janet. L'actrice insuffle une complexité fascinante à son personnage, oscillant à la perfection entre la vulnérabilité apparente et une force de caractère redoutable. Ses face-à-face avec Ben Reilly font partie des moments les plus intenses de la saison, sa performance évitant habilement tous les clichés de la demoiselle en détresse de l'époque.

  • Lamorne Morris (Robbie Robertson) : Il brille particulièrement sous les traits du journaliste, apportant une nuance essentielle et une vraie conscience morale face à la corruption ambiante.

  • Brendan Gleeson (Silvermane) : En figure imposée du crime organisé new-yorkais, il impose une présence brute, lourde et menaçante à chacune de ses apparitions.

  • Li Jun Li (Edwarda) : Elle incarne à la perfection la chanteuse de cabaret liée aux cercles du pouvoir, hypnotique, élégante et insaisissable.

  • Jack Huston : Parfait dans le rôle du garde du corps / homme de main ambigu, injectant une tension supplémentaire aux confrontations.

Ambiance sonore et rythme : Ce qu'on a aussi aimé

Au-delà du visuel et des acteurs, deux autres aspects clés de la série méritent qu'on s'y attarde :

  • Une bande-son magistrale : Le travail sur l'ambiance sonore est un régal. Entre les partitions de jazz mélancoliques qui collent parfaitement aux monologues intérieurs de Ben Reilly et les cuivres stridents qui dynamisent les scènes d'action, l'immersion auditive est totale.

  • Un rythme d'écriture haletant : L'intrigue avance sans temps mort. Les scénaristes ont parfaitement géré le format court (8 épisodes), distillant les révélations au compte-gouttes tout en maintenant une tension constante.

C'est d'ailleurs la grande force de cette première saison : elle bénéficie d'une excellente fluidité. La série se regarde assez facilement en 2 ou 3 soirées. C'est le format idéal pour un format "mini-binge" de milieu de semaine ; on se laisse facilement emporter par le fil de l'investigation et l'atmosphère unique de la ville sans jamais ressentir de longueurs.

Le bémol : Un costume iconique trop souvent au placard

C'est malheureusement la grosse frustration de cette saison. Pour beaucoup de fans (et on s'inclut dedans !), le costume de Spider-Man Noir — avec ses lunettes d'aviateur, son long manteau et son style militaire — est l'un des designs les plus mémorables de l'univers Marvel.

Malheureusement, la série souffre du syndrome "Clark Kent" : on ne voit pas assez le costume à l'écran. Reilly passe le plus clair de son temps en civil pour mener à bien ses investigations de détective. Si cela sert le scénario et permet aux acteurs de jouer à visage découvert pour installer la tension dramatique, on trépigne souvent d'impatience en lorgnant sur la garde-robe. Un peu plus de présence du tisseur en tenue n'aurait pas fait de mal.

Le Verdict du blog : 4/5 ⭐️⭐️⭐️⭐️

Spider-Noir est une franche réussite qui réussit son pari de lier l'univers des comics au cinéma de genre des années 30. Portée par une ambiance graphique incroyable (surtout en Noir & Blanc authentique) et un casting secondaire extrêmement solide qui donne la réplique à un Nicolas Cage habité, elle offre une vraie bouffée d'air frais dans le paysage parfois saturé des super-héros. On regrettera simplement une présence un peu trop timide du costume à l'écran. Si vous aimez les enquêtes poisseuses, le jazz de fond et les héros brisés, foncez sur Prime Video !

Et vous, vous l'avez regardée en version couleur ou en noir et blanc ? Qu'avez-vous pensé de la prestation de la galerie de personnages ? On attend vos retours en commentaire !

lundi 13 avril 2026

Critique #1 de la saison 1 de la série Squid Game!!

Salut à tous les amoureux des jeux d'enfants mortels,

Aujourd'hui, on se retrouve pour la Critique de la série Squid Game. Une œuvre que j'attendais avec impatience depuis que j'ai vu la bande-annonce. Il est temps de plonger dans le Jeu du Calamar.

⚠️ Attention : cet article contient des spoilers majeurs sur l'intrigue et le final.

Synopsis:

Le concept est relativement simple puisqu'il rappellera à certains les célèbres Alice in BorderlandSaw, Battle Royale ou encore Hunger Games dans sa manière de fonctionner en prenant plusieurs participants devant s'affronter afin qu'il en reste le moins possible pour ne pas dire un. Comme inspiration, j'ai également repensé au film As The Gods Will pour les jeux pour enfants.
En clair, 456 citoyens coréens, ayant du mal à joindre les deux à cause de leurs dettes multiples, sont réunis à un endroit dans le but de participer à six jeux afin de remporter une cagnotte d'un montant de 45,6 milliards de wons (soit 32 millions d'euros).

Fiche technique de la série:

Pays: Corée du Sud
Type: Série dramatique
Genre: Drama, Aventure, Suspense, Action et Survie
Réalisation: Hwang Dong-hyuk
Création: Netflix
Première diffusion: 17 septembre 2021
Diffusion: Netflix
Nombre de saisons: 1
Nombre d'épisodes: 9
Durée: Variable entre 32 et 63 minutes

Distribution:

Lee Jung-Jae:  Seong Gi-Hun (n°456) chauffeur vivant chez sa mère dépensant son argent dans les jeux d'argent
Park Hae-soo: Cho Sang-woo (n°218) diplômé de Séoul devenu chef d'une équipe d'investissements ayant volé de l'argent à ses clients
Yeong-Su Oh: Oh Il-Nam (n°001) vieil homme atteint d'une tumeur au cerveau
Jung Ho-yeon: Kang Sae-byeok (n°067) transfuge nord-coréenne participant afin de payer un courtier pour trouver et récupérer les membres de sa famille dans son pays.
Heo Sung-tae: Jang Deok-su (n°101) gangster ayant d'importantes dettes de jeu
Anupam Tripathi: Abdul Ali (n°199) travailleur pakistanais devant subvenir aux besoins de sa jeune famille après que son employeur ait refusé de le payer.
Kim Joo-ryoung: Han Mi-nyeo (n°212) femme prétendant être une pauvre mère célibataire afin de dissimuler sa nature manipulatrice

Avis sur la série:

Même si le concept de survie a déjà été exploré de nombreuses fois par divers films ou séries, j'avais envie de voir ce que ce principe allait donner dans un format avec toujours plus de jeux d'enfants. Alors, oui, j'ai vu quelques critiques et articles parlant du fait que cette série aurait plagié le film As The Gods Will à cause de la scène avec le "Un, Deux, Trois, Soleil" qui est le premier jeu de la série comme le titre du premier épisode qui va annoncer la couleur de ce qui attendra les participants, à savoir, que leurs participations peuvent les conduire à la mort contre la forte somme d'argent annoncée.
J'ai bien aimé le découpage de la série nous faisant naviguer entre les doutes des personnages, nous racontant leurs histoires au travers des dialogues, le suspense de certaines scènes, la sous-intrigue de l'enquête du policier ainsi que de connaître le ou les vainqueurs de ces jeux impitoyables.
On commence également à cerner les personnages et à comprendre que certains vont commencer à accorder de plus en plus d'attention à l'argent et leur vie plutôt qu'à celle des autres. On se retrouve à assister à des dilemmes ou stratégies mises en place par les concurrents alors que le but de la société organisant ce jeu n'est rien de plus qu'une façon de rééquilibrer les balances en offrant une seconde chance aux candidats dans la grande équité qui soit.
Voici comment une bonne intention peut dériver dans un total abus.
Concernant l'ambiance, elle est très souvent oppressante dans certaines situations où l'on est avec les joueurs à se demander comment tout va se dérouler leurs épreuves, lorsque l'on voit le cadre de vie dans lequel ils évoluent ainsi que les inter-épreuves dans le dortoir où l'on a l'impression que tout peut arriver notamment durant une certaine nuit où tout part en émeute avec des groupes distincts se formant pour leur survie. Cependant, on observe un certain contraste avec tout l'aspect coloré des décors, de la tenue des participants ainsi que de l'imaginaire des enfants emprunté pour servir un propos noir, tordu et gore.
D'un point de vue personnel, j'ai l'impression que le chiffre 7 plane sur la série avec le fait que les   personnages doivent jouer à 7 jeux en comptant celui leur permettant de se qualifier au jeu en devant retourner la dalle de l'adversaire contre une certaine somme d'argent. Les participants étaient prêts à se faire humilier en se prenant des baffes lors de leurs défaites pour continuer de jouer afin d'obtenir l'argent tant convoité ainsi qu'une possibilité de participer au Squid Game. On le retrouve également dans les sept personnages principaux, si on peut les qualifier de cette manière, qui ont tous besoin de participer à ce jeu mais pour des raisons différentes. On a le droit au Icare, petit génie qui s'est brûlé les ailes en arnaquant sans relâche ses clients afin d'avoir un maximum d'argent (n°218), celui qui a besoin de subvenir aux besoins de sa famille car on a abusé de lui (n°199), le mec désabusé et dépassé par la société car celle-ci lui a clairement fait à l'envers (n°456), le vieillard qui n'en a plus pour très longtemps et souhaite mourir sans souffrir (n°001), la petite transfuge devant récupérer son frère car elle n'est pas parvenue à faire fuir ses parents de leur pays d'origine (n°067), deux ordures de la pire espèce qui cherchent à atteindre leurs objectifs par la force et menace (n°101) ou par la manipulation (n°212).
Au fur-et-à-mesure de l'histoire, j'ai trouvé intéressant l'enquête du policier qui s'est infiltré dans l'organisation afin de retrouver son frère disparu. Par ce biais, le spectateur en apprend beaucoup puisque l'on peut savoir que le jeu est organisé pour que des riches parient sur les joueurs qui vont survivre dans le but de se divertir mais également que le jeu n'en est pas à sa toute première édition ainsi que la hiérarchie s'organisant au sein des gardes avec leurs masques avec toutes les règles qu'ils doivent appliquer. On assiste aussi à la course de savoir qui est ce mystérieux agent s'occupant de gérer cette organisation pour que le jeu puisse se dérouler dans des conditions optimales et n'hésitant pas à supprimer tous ceux qui ne respectent pas les règles.
Petit coup de gueule, il a fallu qu'il tombe dans le cliché des VIP avec des méchants Américains très riches mettant leur argent dans le jeu pour être divertis comme les jeux du cirque de l'époque romaine.
Concernant le personnage principal n°456, il a le droit à une belle évolution où il commence à prendre conscience que l'argent est futile et que la vie est plus importante. Alors qu'il part avec la mentalité d'un adolescent ayant décider de la vie qu'il veut en volant et s'endettant, il doit murir pour devenir un père et se prendre en main.
Lors de son retour à la vie après le vote pour l'arrêt du jeu, il se rend compte que sa vie est vraiment pire qu'il pensait, sa mère lui rappelle qu'il a pris tout l'argent qu'ils avaient et qu'elle n'a pas pu se soigner mais aussi qu'il ne peut pas subvenir aux besoins de sa fille et que son ex-femme le déteste au plus haut point.
Lors de son retour dans le jeu, il revient pour l'argent afin de permettre à sa mère de se soigner, garder sa fille en Corée du Sud pour qu'elle ne parte pas aux États-Unis avec sa mère et son beau-père. Il a de bonnes raisons de se battre en plus des dettes qu'il a cumulé.
Il entre en contraste avec le n°218 qui va commencer à noircir son âme en décidant de se tourner de plus en plus vers l'argent. Au fil des épisodes, il va chercher à se débarrasser de tous les obstacles en usant de ruse lors du jeu des billes afin de se préserver malgré son amitié pour le joueur, en décidant de ne pas dévoiler qu'il a trouvé l'épreuve devant se disputer au deuxième jeu avant de choisir un des quatre formes proposées, en hésitant pas à se débarrasser d'un joueur durant l'avant-dernière épreuve ainsi qu'en tuant un participant de ses mains pour être sûr qu'il y ait moins de personnes capables de lui tenir tête. Il finira par regretter ses choix mais il est déjà trop tard. Il a souhaité utiliser toute son intelligence ainsi que la manipulation pour s'assurer la victoire avant de se salir les mains.
Concernant Gi-Hun, je suis assez dégoûté de la fin puisqu'elle fait clairement cliché. Il se décide à aller chercher le petit frère de n°067 de l'orphelinat afin d'honorer la promesse qu'il n'a pas pu lui faire de s'occuper de la famille de l'autre participant si l'un des deux venait à mourir. J'ai trouvé que c'était inutile de nous sortir le couplet en mode il n'est plus intéressé par l'argent et décide de se laisser car il a perdu sa mère faute de soins contre son diabète, le fait qu'il trouve immoral la façon dont il l'a gagné et que sa vie ne vaut pas le coup. Je trouve qu'il aurait été intéressant de lui donner une happy end où celui-ci parvient à soigner sa mère à temps, s'occupe de ses dettes ainsi que celle de la mère de n°218, partant avec sa fille et son nouveau petit frère adoptif afin de profiter de la vie. Là, on nous le montre réalisant sa promesse pour permettre au petit frère d'avoir une vraie vie en allant chez la mère de n°218 avec un bon paquet d'argent pour qu'il ne manque de rien et, au moment où il se décide de reprendre sa vie en main et aller voir sa fille, il décide de faire demi-tour pour participer à la prochaine édition du jeu afin de découvrir qui est la ou sont les personnes derrière tout cela.
Même si l'explication est qu'une deuxième saison est probablement prévue, la saison une se suffit en elle-même et je ne vois pas l'intérêt de développer une seconde saison sur ce propos. D'autant que, vu comment c'est parti, on va nous sortir un truc en mode: il découvre qui est derrière tout ça en se faisant tuer ou quelque chose dans ce genre pour ne pas faire d'un loser, un héros.
J'ai également été déçu par l'identité de l'Agent et le sort qui est réservé au policier infiltré, cela était relativement prévisible et vu un certain nombre de fois dans certaines œuvres.
Concernant les théories et autres éléments auxquels il faut faire attention. Et si le premier jeu avec les dalles lorsque l'on remet la carte au joueur n'était rien de plus qu'un choix déguisé. La couleur bleue correspondant au choix d'être joueur alors que le rouge serait celui d'être un garde puisque ceux-ci sont habillés en rouge.
Concernant la disposition des lits, si on observe bien vers la fin de la série, on remarque que tous les jeux étaient dessinés sur les murs mais que les joueurs n'y ont pas prêté attention quand le nombre de lits ont diminué. Certains auraient pu déterminer ce qui allait se passer par la suite. C'est pour cette raison que l'on peut dire que les gardes cherchent à les garder occupés un maximum pour qu'ils n'aient pas le temps de réfléchir.

Saison 2 ? La saison 1 se suffisait à elle-même. Transformer un "loser" en justicier pour justifier une suite risque de dénaturer le propos initial.

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