Critique de film #16 The Drama!!

Salut à tous les amoureux du cinéma,

Aujourd'hui, on se retrouve pour parler de la critique du film The Drama de Kristoffer Borgli qui est sorti le mois dernier et que je suis allé il y a déjà quelques semaines.

Fiche technique : The Drama (2026)

  • Réalisation et Scénario : Kristoffer Borgli (Dream Scenario, Sick of Myself)
  • Production : Ari Aster, Lars Knudsen (via Square Peg) et A24
  • Budget de production : 28 millions de dollars (l'un des budgets les plus ambitieux d'A24 pour une comédie noire)
  • Musique : Daniel Pemberton
  • Photographie : Arseni Khachaturan
  • Société de production et Distribution : A24 (Distribution France : Metropolitan Filmexport)
  • Durée : 105 minutes (1h45)
  • Classification : Interdit aux moins de 12 ans / Rated R
  • Dates de sortie : 3 avril 2026 (Sortie nationale en salles)

Distribution principale

Zendaya : Emma Harwood
Robert Pattinson : Charlie Thompson

Le Synopsis

À Boston, Emma et Charlie forment un couple idéal à quelques jours de leur mariage. L'équilibre s'effondre brutalement lorsque des révélations inattendues sur le passé d'Emma éclatent. La confiance se brise, transformant la romance idéale en une paranoïa pré-maritale et un thriller psychologique à l'humour très grinçant.

Voici comment j'écrirais cette critique pour ton blog : un ton percutant, captivant dès les premières lignes, avec une mise en page aérée pour accrocher le lecteur.

Critique : « The Drama » de Kristoffer Borgli est le cauchemar pré-marital de l’année

Ne vous fiez pas à son affiche lumineuse ni à son casting de superstars. Avec The Drama, le réalisateur norvégien Kristoffer Borgli (Dream Scenario) nous tend un piège absolument machiavélique. Porté par un duo Zendaya / Robert Pattinson au sommet de leur art, ce film commence comme la comédie romantique parfaite des années 90 pour dérailler, avec une cruauté jubilatoire, en un thriller psychologique d'un cynisme total.

C’est le choc cinéma de ce printemps 2026, et on vous explique pourquoi vous n'allez pas en sortir indemnes.

Le piège de la Rom-Com idéale

Le film s'ouvre à Boston sur une rencontre fortuite (un meet-cute) d'anthologie dans un café entre Emma (Zendaya) et Charlie (Robert Pattinson). Pendant les vingt premières minutes, Borgli s'amuse à cocher toutes les cases du bonheur hollywoodien : emménagement dans un appartement sublime, complicité évidente, rires complices et préparatifs d'un mariage de rêve. La caméra d'Arseni Khachaturan, entièrement tournée en 35 mm, baigne le couple dans une texture dorée et chaleureuse. On se croit chez Nora Ephron. On est en sécurité.

Et puis, le vernis craque.

Lors d'un dîner arrosé avec leurs témoins, un jeu idiot est lancé : « Quelle est la pire chose que vous ayez faite dans votre vie ? ». Les invités rigolent, avouent de petites lâchetés quotidiennes. Vient le tour d’Emma. Dans un élan d'honnêteté brutale, elle confesse un secret d'adolescence lourd et terrifiant, lié à des pulsions de violence extrême durant ses années de lycée. En une réplique, l'ambiance chaleureuse s'évapore. Le piège se referme.

Zendaya et Robert Pattinson à contre-emploi total

C’est à partir de cet aveu que le film déploie toute sa noirceur, portée par deux performances magistrales :

  • Robert Pattinson (Charlie) : Il excelle une fois de plus dans le rôle de l'homme qui se décompose sous nos yeux. Charlie pensait épouser un idéal de pureté ; il réalise qu'il dort avec une inconnue. Pattinson joue magnifiquement la paranoïa, la lâcheté masculine et le ridicule (notamment lors d'une scène de séduction ratée et d'un inconfort absolu avec une collègue de travail).

  • Zendaya (Emma) : C'est sans doute son rôle le plus mûr à ce jour. Tout en retenue, elle incarne une femme profondément isolée par le regard des autres. Elle ne cherche pas à se justifier, elle observe simplement, avec une immense tristesse, la fragilité de l'amour face au poids de la moralité bien-pensante de son entourage (mené par une Alana Haim d'une hypocrisie redoutable).

La thématique : L'honnêteté est-elle le poison du couple ?

Derrière le thriller, The Drama pose une question d'une modernité folle : le couple contemporain peut-il survivre à une transparence totale ? Borgli dissèque avec une ironie mordante notre époque obsédée par la vertu. Dès que le secret d'Emma est exposé, les masques tombent. Ses amis la regardent comme un monstre, non pas pour ce qu'elle fait aujourd'hui, mais pour l'inconfort que son passé suscite chez eux.

Le film brille par son sens du malaise. On rit, mais c'est un rire jaune, nerveux, tant les situations rappellent la cruauté des relations humaines lorsque la panique s'installe.

ATTENTION SPOILER (Sautez ce paragraphe si vous n'avez pas vu le film) 

Le film atteint un sommet d'ironie et de malaise à travers le personnage de leur amie (incarnée par Alana Haim). Alors qu'elle se pose en boussole morale du groupe et accable Emma pour son passé, le scénario révèle qu'elle-même cache un secret sordide : elle a un jour enfermé un enfant en bas âge, manquant de le tuer. Pour se dédouaner, elle minimise l'événement en bafouillant une excuse absurde : « mais l'enfant a été retrouvé sain et sauf ». Une défense qui ne tient pas debout, car à cet âge, la victime n'avait aucun moyen de se plaindre ou d'expliquer ce qui lui était arrivé. 

Borgli pousse le bouchon très loin en laissant planer une ambiguïté terrifiante : et si cette donneuse de leçons était, en réalité, une meurtrière qui s'ignore ? Pourtant, dans un déni psychologique fascinant, elle estime son acte "excusable" tout en menant une véritable cabale pour détruire le mariage d'Emma.

Les Anecdotes

  • Le coup marketing du faux mariage : Pour la promotion du film, A24 a eu le coup de génie de publier un faux avis de fiançailles réaliste dans le Boston Globe, montrant les personnages d'Emma et Charlie. Cela a créé un buzz immense, certains fans ayant brièvement cru à un vrai projet de mariage dans la vie des acteurs.

  • Les inspirations du réalisateur : Pour préparer Zendaya et Robert Pattinson à la tension destructrice du couple, Borgli leur a fait regarder trois classiques absolus de la crise conjugale et psychologique : Melancholia de Lars von Trier, Le Ruban blanc de Michael Haneke, et Scènes de la vie conjugale d'Ingmar Bergman (dont l'affiche apparaît d'ailleurs discrètement dans l'appartement du film).

  • Un succès fulgurant : Avec un budget de 28 millions de dollars, le film est devenu un immense succès public et critique, franchissant la barre des 120 millions de dollars au box-office mondial.

  • La technique : Le film a été entièrement tourné en 35 mm par le directeur de la photographie Arseni Khachaturan. Cela donne à la première partie du film une texture lumineuse, dorée et chaleureuse (façon comédie romantique des années 90 à la Nora Ephron), ce qui rend le basculement dans le thriller d'autant plus brutal.

Le Verdict : 4,5 / 5

The Drama ne propose aucune résolution facile, aucune rédemption hollywoodienne. C'est une œuvre grinçante, étouffante et d'une intelligence rare sur nos incapacités profondes à accepter l'autre dans toute sa complexité.

Courez-y, mais pas forcément avec votre partenaire si vous prévoyez de vous marier cet été.

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